De l’esprit romantique dans Les Musardises…

Par l’évocation de plusieurs lieux communs, auteurs caractéristiques, ou par une profonde mélancolie revendiquée, nous constatons toute l’emprise des souffles du romantisme sur cet auteur de la Belle Époque. Dans une lettre qu’il destine à Rosemonde, Edmond déjà écrivait : « Et surtout que je n’abandonne pas le seul genre qui me convient, celui de la sensation profonde, de l’observation humaine, de la note moqueuse et attendrie.1 ». Dans « La Forêt2 », le poète va exploiter un topos romantique, prétexte à l’exploration et l’introspection poétique. Il s’agit d’une description d’une forêt et de ses attraits.

Le romantisme n’est pas seulement utilisé mais réinvesti par Rostand. Philippe Bulinge précise : « Le lyrisme rostandien, contrairement au lyrisme romantique, n’est […] pas un lyrisme du désenchantement. C’est un lyrisme des vacillements de la Foi : le héros rostandien ne désespère pas, il se bat avec constance et échoue finalement, mais sans échouer. En effet, c’est dans le parcours de vie que le héros est grand et non dans la fin. Les héros de Rostand sont toujours plus grands à la fin […] qu’au début. […] Edmond Rostand refuse la désespérance.1 ».

1Op. cit. BULINGE in L’œuvre Poétique, pp 18-19

1Cité par Thomas Sertillanges dans son Edmond Rostand : Les couleurs du panache, Ed. ATLANTICA, p.120

2Op. cit. Les Musardises, I,10,« La Forêt », p. 51


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