« Les coquilles tintent, ding-don !
Ma pointe voltige, une mouche ! »
Acte I, scène 4.

Collection Olivier Goetz
« J’étais tout petit. Paul de Cassagnac devait avoir un duel avec un personnage politique du Midi. Ami de mon père, il était devenu notre hôte pour quelques jours. Le matin, dans le salon, il s’exerçait à l’escrime. Attiré par le cliquetis de épées, je venais entrebâiller la porte et regarder. Un jour, Paul de Cassagnac m’attira près de lui… Et je revois ce grand bel homme, à la voix large et chaude, me montrant ses épées… D’admirables armes, aux coquilles d’argent massif, et qui étaient un don de la reine d’Espagne;
– Tu vois, ces coquilles, me dit Paul de Cassagnac. Eh bien! petit, quand elles tintent au commencement… le son dure jusqu’à la fin du duel. « Les coquilles tintent… ding don ! », cela vient de ce souvenir d’enfance. »
Interview d’Edmond Rostand par André Arnyvelde, publiée par Les Annales, le 9 mars 1913. Citée par Jacques Truchet.
article de Thomas Sertillanges
A votre plume…