Le Cantique de l’Aile

Et mon sable eut son ombre, et mon lac son reflet !

The Wright Military Flyer aboard a wagon in 1908, US department of defense

Un après-midi d’août 1910, Edmond sort de sa villa Arnaga. Un bruit étrange le perturbe et l’intrigue. C’est à n’y pas croire ! Un oiseau d’acier survolait la Terre. Edmond avait vu un aéroplane en vol ! Rostand aura toujours été fasciné par la technologie de son siècle. Après une course d’aéroplanes en 1911, Edmond prend sa plume pour récompenser et féliciter le vainqueur de quelques vers… Il dédia le poème « Rome » à André Beaumont, aviateur, qui étendit ses ailes, entre l’Angleterre et l’Europe.

Dans son poème « Le Cantique de l’Aile », Rostand poétisait :

Donc, c’est lorsqu’on disait le Siècle sans ivresse
Et l’âme sans emploi
Qu’on volt ressusciter tout d’un coup la Prouesse
Et renaître l’Exploit!
Le Héros, qui s’était retiré sous sa tente
Comme le héros grec.
Vient d’arracher Soudain la toile palpitante
Pour s’envoler avec!

En 1922, après la mort d’Edmond, la famille Rostand fait publier chez Fasquelle un recueil éponyme où figure quelques unes des belles compositions du poète dramaturge. Parmi celles-ci, « Fabre-des-Insectes », qu’il dédia à son fils Jean, « Le Bois Sacré », « Un Soir à Hernani », et « Les Douze Travaux »