
Pierrot qui rit et Pierrot qui pleure sont sur une scène…
Rassurez-vous : L’intrigue ne tombera pas à l’eau!
Rédigée en 1881, publiée en 1890, Les Deux Pierrots sont l’une des premières œuvres dramatiques d’Edmond Rostand. Il reprend déjà un schéma d’action cher à Rostand qui sera exploité plus tard dans Cyrano de Bergerac en 1897: le triangle amoureux. Edmond écrit Les Deux Pierrots à Luchon. Le succès qu’espérait le jeune poète avec Les Musardises n’est pas venu. Toutefois, lors de la première représentation de cette pièce en 1890, Jules Claretie, administrateur de la Comédie-Française, conseille à Rostand de présenter cette pièce à l’institution qu’il représente. « C’est tout à fait joli, pimpant et gai » écrira-t-il.
La pièce met en scène l’un des personnages de la Commedia dell’arte : Pierrot. La pièce reprend l’histoire générale du personnage, à savoir celle d’un clown triste épris de Colombine, femme de chambre malicieuse et pleine d’énergie, qui dispute son amour avec un autre. Cet autre, dans la tradition de la commedia, c’est Arlequin, archétype du bon vivant rieur. Rostand, dans sa pièce, divise deux Pierrots. Un Pierrot blanc, offrant « à la lune […] deux diamants roulés dans la farine », qui est l’être mélancolique par excellence. Et un Pierrot noir, qui reprend, peu ou prou, les traits d’Arlequin, dédiant « au soleil, toujours, trente-deux dents ». Si d’abord Colombine va s’amouracher des larmes du mélancolique, elle préférera finalement celles du rieur,
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